Rue des frères Lebœuf

La municipalité de La Guyonnière décide d'honorer ses Guyons qui se sont battus pour notre liberté lors de la Grande Guerre. En baptisant de leur nom une rue du lotissement les blés d'or.

Mort pour la France durant la Grande Guerre 1914–1918

Le 1er août 1914, à 16h, toutes les églises de France font ressentir les cloches : c’est le tocsin qui annonce l’ordre de mobilisation générale. Deux jours plus tard, le 3 août 1914, l’Allemagne déclarait la guerre à la France. La Grande Guerre débutait. Au total 8,5 millions de français seront mobilisés entre 1914 et 1918. Qui aurait pu imaginer qu’elle durerait quatre ans et demi ? Elle fera 1,4 millions de soldats français tués sur les champs de bataille, dont 22 000 vendéens et 60 Guyons.

Or si La Guyonnière n’a pas été épargnée par « l’effroyable massacre » qu’engendra cette guerre, nous avons une triste particularité : deux familles ont été ravagées par les morts familiales de masse :

Trois frères Pavageau, enfants de François Jean PAVAGEAU, 23 ans né aux Brouzils le 2 août 1860, cultivateur à la Chausselière, et de Marie Léontine Eugénie ROGER, 21ans, née à La Guyonnière le 2 août 1862, DCD le 25 mai 1907, fille de François Roger et de Marie Olivier.

Cinq frères Lebœuf.

En hommage à la fratrie Guyonne des cinq frères Lebœuf morts pour la patrie durant la Première Guerre mondiale, la commune a décidé de donner leur nom à une rue dans le lotissement des « blés d’or ».

Historique : Mariage le même jour, 10 juin 1879, à La Guyonnière des frères et sœurs Lebœuf, nés  à La Motte de Treize-Septiers. Pierre Lebœuf 29 ans et Marie RAUTUREAU 23 ans, Jean-Baptiste Lebœuf 27 ans et Augustine Retailleau 19 ans, Pierre Guilment 26 ans et Jeanne Lebœuf 24 ans.

Cultivateurs à la fontaine de La Guyonnière, Pierre Lebœuf et Marie Rautureau ont eu neuf enfants dont huit garçons. Tous ont fait la guerre 14 -18, cinq ne sont pas revenus.

*Pierre : né en 1880 mobilisé le 21 août 1914 au 93e régiment d’infanterie de la Roche-sur-Yon, disparu au combat le 30 août 1914 à Ovilliers-la-Boisselle (Somme) décès fixé le 5 octobre 1914. « Mort pour la France » à 34 ans.

*Ferdinand : né en 1886 en mobilisé le 26 février 1915 au 8e régiment de chasseurs à pied, tué au combat le 25 septembre 1915 à Auberive-sur-Suippes (Marne). « Mort pour la France » à 29 ans.

*Valentin : né en 1887 mobilisé le 2 août 1914 au 137e régiment d’infanterie de Fontenay le Comte, tué au combat le 27 août 1914 à Chaumont (Ardennes) « Mort pour la France » à 27 ans.

*Félix : né en 1889 mobilisé le 4 août 1914 au 123e régiment d’infanterie, tué au combat le 26 septembre 1914 au bois de Beaumarais, près de Craonne (Aisne)« Mort pour la France » à 25 ans.

*Henri : né en 1893 mobilisé le 2 août 1914 au 137e régiment d’infanterie de Fontenay le Comte, tué au combat le 27 août 1914 à Chaumont-Saint-Quentin dans les Ardennes. « Mort pour la France » à 21 ans.

Henri fut tué le même jour et au même endroit que son frère Valentin.

Ainsi, la dénomination de la rue des frères Lebœuf pour la commune est la plus belle façon d’honorer nos Guyons qui se sont battus pour notre liberté lors de la « Grande Guerre ».

« La paix, elle n’est pas si naturelle, elle n’est pas si solide que nous n’aurions plus rien à faire pour la préserver. C’est la responsabilité de chaque génération de la défendre toujours et de transmettre à celle qui vient la conscience de sa fragilité ».